Boris Trouplin

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© Samuel Lagneau

Né à Paris en 1974, Boris Trouplin grandit en Sologne, jamais loin des forêts. La pratique de l’apnée et du yoga, la voile hauturière et l’approche des cétacés en mer seront sa chlorophylle durant l’adolescence, les bibliothèques, le vélo et la culture HipHop ses voies d’accès aux milieux urbains. La licence de biologie-géologie puis le CAPE, qu’il obtient en 1997, ne le mèneront que bien peu sur le terrain professionnel : en 1998 une première mise en disponibilité lui permet de répondre aux appels du large avec un tour en Europe à vélo en solitaire puis du bateau-stop de part en part de l’Atlantique. En 2001, une seconde mise en disponibilité l’éloigne sans regret de l’Éducation nationale et lui offre tout le loisir de s’adonner à la musique.

Au lit les mômes et Minuit Guibolles, les groupes locaux de chanson et de bal folk de Boris Trouplin vont assez vite élargir leur cercle d’influence et inaugurer sa professionnalisation. Il avait auparavant consenti à effectuer son service national dans l’unique régiment d’infanterie ayant pour fanfare un bagad breton : sonneur de bombarde dix mois durant dans le Finistère, premiers pas vers les cornemuses ! Celles qu’il adopte ensuite – veuze et cornemuses du Centre – l’accompagnent encore aujourd’hui. Ses navigations outre-Atlantique de 1999 l’ayant fait atterrir à Trinidad en plein carnaval, il en avait rapporté un steel drum dont les résonances métallico-oniriques vinrent élargir sa palette. La musique à danser d’inspiration traditionnelle en bal folk va alors dérouler un axe majeur pour son jeu, ses compositions et ses activités de groupes, avec plusieurs disques à la clé : Ayé na donke (2002), Et sous une fleur de verre (2004) avec Minuit Guibolles, Mousson (2008), Golem (2010) et Ébène (2015) avec Boréale, L’Arborescence des sources (2015) avec MultiDelta, et enfin Imaginaire et magie noire (2024) avec oôo.

En parallèle le goût de l’écriture et de l’oralité incite Boris Trouplin à d’autres voies d’expression, d’abord sous forme de concerts solo – « Troisième Souffle Â» (2006) et « Pistes recyclables Â» (2012) –, puis de seuls en scène théâtraux où la parole prend l’avantage sur la musique – « Aïeule Â» (2021) et « Dans la peau Â» (2026). Il épaule aussi son complice danseur Marceau Chenault en tant que « musicien-DJ-paysagiste sonore Â» pour les stages de Danses du Souffle, pratique hybride danse/qigong, qu’ils co-animent depuis 2008.

Boris Trouplin réside toujours en Sologne, sans voiture, mais ses besoins d’évasion contemplative l’entraînent plusieurs fois l’an à pied, à la voile ou en canoë pour de brefs voyages souvent solitaires. Dans son sac : une flûte, un stylo, un livre, une paire de jumelles et un appareil photo avec lequel il brosse en 20 clichés le puzzle poétique de son échappée.

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