Collection « Petite philosophie du voyage »

  • Caprices de l’orthographe (Les)
  • Vie des cimetières (La)
  • Éclat du rire (L’)
  • Clameur du monde (La)
  • Grâce de l’escalade (La)
  • Défis de la course (Les)
  • Écho des bistrots (L’)
  • Quête du naturaliste (La)
  • Instinct de la glisse (L’)
  • Vertiges de la forêt (Les)
  • Voyage en famille (Le)
  • Tao du vélo (Le)
  • Parfum des îles (Le)
  • Appel de la route (L’)
  • Bonheurs de l’aquarelle (Les)
  • Euphorie des cimes (L’)
  • Malices du fil (Les)
  • Ivresse de la marche (L’)
  • Force du silence (La)
  • Secret des pierres (Le)
  • Frénésie du windsurf (La)
  • Prouesses de l’apnée (Les)
  • Vie en cabane (La)
  • Fureur de survivre (La)
  • Art de la trace (L’)
  • Voyage dans l’espace (Le)
  • Ronde des phares (La)
  • Frisson de la moto (Le)
  • Légèreté du parapente (La)
  • Poésie du rail (La)
  • Hymne aux oiseaux (L’)
  • Engagement humanitaire (L’)
  • Temps du voyage (Le)
  • Vertu des steppes (La)
  • Facéties du stop (Les)
  • Cantique de l’ours (Le)
  • Esprit du geste (L’)
  • Écriture de l’ailleurs (L’)
  • Rythme de l’âne (Le)
  • Chant des voiles (Le)
  • Liberté du centaure (La)
  • Tour du monde (Le)
  • Fièvre des volcans (La)
  • Extase du plongeur (L’)
  • Tentation du jardin (La)
  • Vie à la campagne (La)
  • Murmure des dunes (Le)
  • Goût de la politesse (Le)
  • Caresse de l’onde (La)
  • Magie des grimoires (La)
  • Audaces du tango (Les)
  • Simplicité du kayak (La)
  • Voyage immobile (Le)
  • Attrait des gouffres (L’)
  • Soif d’images (La)
  • Mémoire de la Terre (La)
  • Enchantement de la rivière (L’)
  • Prodige de l’amitié (Le)
  • Promesse de l’envol (La)
  • Mystères du vin (Les)
  • Religion du jazz (La)
  • Charme des musées (Le)
  • Triomphe du saltimbanque (Le)
  • Sortilèges de l’opéra (Les)
  • Âme de la chanson (L’)
  • Sérénité de l’éveil (La)
  • Arcanes du métro (Les)
Couverture

Les Caprices de l’orthographe, Petite psychanalyse d’une obsession française
François Garde


Marqueur social impitoyable, l’orthographe fait partie de l’identité française. Quoique sa fonction première soit d’aider à la transcription d’un texte, ses règles complexes et ses étrangetés semblent paradoxalement rendre l’accès à la lecture difficile – au point que certains doutent de son utilité. Si des langues comme l’allemand semblent davantage enclines à concilier orthographe et phonétique, la subtilité de l’écriture française fait rarement école. Pourquoi alors, à l’âge adulte, accordons-nous une telle importance à soigner notre expression écrite ? Qu’est-ce qui nous pousse à faire la chasse aux fautes, chez nous et chez les autres ? Et comment l’orthographe infuse-t-elle dans nos vies et au cœur de notre culture ?
Une dictée proposée par l’écrivain François Garde lors d’une croisière en Antarctique est l’occasion de mettre en place une réflexion autour de l’orthographe et d’aborder notre relation à celle-ci. Les passagers participent à cet exercice organisé comme un jeu, prêts à braver ses pièges avec un engouement étonnant, conscients que l’orthographe française est exigeante. Leur enthousiasme traduit toutefois une réalité : l’intérêt profond envers celle-ci ainsi qu’une volonté de l’améliorer. La francophonie obéissant aux mêmes normes, on peine toutefois à identifier leur auteur.
Ou bien serait-ce une autrice ? Une auteure ? Les polémiques à propos de l’écriture dite « inclusive Â» montrent que l’orthographe est perçue par certains comme un exercice de soft power. Faut-il alors la réformer ? Si les exemples étrangers montrent la difficulté de tels bouleversements, les rendez-vous annuels donnés par Le Dictionnaire de l’Académie française, Le Petit Larousse & Co., pour dévoiler les derniers termes qui ont réussi à rejoindre leurs rangs, alimentent les débats. Ainsi, l’orthographe ne se contente pas de participer à la culture de la controverse sur un plan formel ; elle en est bien souvent le sujet. Entre anglicisme et francisation, les linguistes nous invitent à réfléchir aux frontières et limites de notre langue tout en explorant celles d’autrui : quels sont les enjeux à privilégier l’emploi d’un équivalent français plutôt que d’utiliser un terme étranger ?
Enfin, en plus de s’intéresser aux questions qu’elle soulève, ne faut-il pas aussi jouer avec l’orthographe, la transformer en une activité ludique et agréable ? Des mots croisés aux jeux télévisés, il s’agit de l’aborder, non pas comme un obstacle, mais comme un enrichissement du plaisir de la lecture. Si le « zéro faute Â» dans une dictée amoureusement composée est un objectif inatteignable, il doit rester l’horizon vers lequel tendre.
La langue française est un joyau, l’orthographe est son écrin.

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