Collection « Petite philosophie du voyage »

  • Murmure des dunes (Le)
  • Caresse de l’onde (La)
  • Audaces du tango (Les)
  • Vie en cabane (La)
  • Simplicité du kayak (La)
  • Voyage immobile (Le)
  • Ivresse de la marche (L’)
  • Bonheurs de l’aquarelle (Les)
  • Attrait des gouffres (L’)
  • Soif d’images (La)
  • Mémoire de la Terre (La)
  • Euphorie des cimes (L’)
  • Enchantement de la rivière (L’)
  • Force du silence (La)
  • Grâce de l’escalade (La)
  • Prodige de l’amitié (Le)
  • Défis de la course (Les)
  • Instinct de la glisse (L’)
  • Tao du vélo (Le)
  • Temps du voyage (Le)
  • Vertu des steppes (La)
  • Chant des voiles (Le)
  • Parfum des îles (Le)
  • Vertiges de la forêt (Les)
  • Promesse de l’envol (La)
  • Secret des pierres (Le)
  • Appel de la route (L’)
  • Mystères du vin (Les)
  • Esprit du geste (L’)
  • Écriture de l’ailleurs (L’)
  • Religion du jazz (La)
  • Écho des bistrots (L’)
  • Goût de la politesse (Le)
  • Charme des musées (Le)
  • Quête du naturaliste (La)
  • Triomphe du saltimbanque (Le)
  • Sortilèges de l’opéra (Les)
  • Âme de la chanson (L’)
  • Sérénité de l’éveil (La)
  • Arcanes du métro (Les)
  • Liberté du centaure (La)
  • Joie du voyage en famille (La)
  • Rythme de l’âne (Le)
  • Magie des grimoires (La)
  • Poésie du rail (La)
  • Cantique de l’ours (Le)
Couverture

Lysiane Rakotoson, lysianerakotoson.blogspot.fr, le 18 octobre 2012 :
« Horizontal : le vertige de la forêt remplie à foison de mythes et de légendes, de profondeurs, d’ombres et de formes à peine ébauchées. Vertical : le vertige de la forêt, des racines aux cimes ondulantes.
Rémi Caritey, dans sa “petite déclaration d’amour aux mousses, aux fougères et aux arbres” raconte ce lieu de providence et de réconfort, de mystère et d’inquiétude. Familier des arbres, Rémi Caritey l’est assurément. Il est occupé par un drôle de métier, celui de grimpeur-récolteur, “métier à la fois poétique, engagé, et quelque peu dérisoire”. De son amour des forêts et des graines est né ce livre bref dans lequel il évoque tout à la fois ses promenades dans les Vosges et ses traversées sylvestres en Afrique de l’Ouest.
La solitude et le retrait propres à ce lieu ne sont pas, pour l’auteur, une manière de fuir le réel mais au contraire de retrouver une présence au monde : “le recours aux forêts est parfois une condition de survie”. Pour ce photographe, la fréquentation de la forêt permet de retrouver des chemins perdus : lenteur, écoute, patience… “Se perdre, c’est accéder à la chance de tout redécouvrir et de tout réinventer. Alors, c’est la puissance de la vie qui ranime l’essentiel.”
Cette déclaration d’amour à la forêt est aussi un éloge du mouvement : escalader, grimper, sont autant de manières de retrouver le plaisir d’être un écureuil. Rémi Caritey regrette seulement que grimper aux arbres n’ait pas la même noblesse qu’escalader un rocher, sans doute parce que la première activité évoque l’esprit d’enfance. “Imaginez que l’on se pique, lors d’une fête en plein air, d’escalader un avenant résineux de jardin. Qu’on se hisse alors en quelques mouvements au milieu du pin, et une grande angoisse s’exprimera dans les injonctions à rejoindre la rationalité de la pelouse.”
Marchant en forêt, Caritey a la sensation d’appartenir au monde et de renouer avec une part viscérale de l’être humain : “Écoutant le brame du cerf, j’étais troublé par l’écho de cette sexualité sauvage qui met à nu l’animalité des instincts humains. Mais je demeurais encore dans la sphère de mes pensées, abordant la forêt avec des concepts abstraits.”
Ce texte trouve tout à fait sa place dans la collection “Petite philosophie du voyage” : point d’exil en forêt, point de peurs ni d’enfermements, de bannissements. Seulement de l’espace, de la liberté, du refuge et une qualité de rapport au monde que l’on ne trouve nulle part ailleurs. Dans ce petit ouvrage, la moelle d’un monde que nous ne connaissons souvent que superficiellement. »


Nathalie Glorion, www.lespassionsdechinouk.com, le 15 octobre 2012 :
« Rémi Caritey, ce photographe-grimpeur-récolteur de graines d’arbres, est un amoureux de la forêt. Il parcourt et grimpe toutes les forêts de France jusqu’à la canopée, endroit qu’il considère comme un nid douillet, pour récolter les graines et aider les arbres à se reproduire. Il voyage à la cime des arbres et s’y sent comme chez lui.
Ce n’est pas facile de parler de ce petit livre qui est tout en douceur et que j’ai avalé d’une traite bien calé dans mon canapé avec un CD d’ambiance de la forêt, cette forêt que j’aime aussi beaucoup parcourir, mais sur les sentiers et non sur les cimes.
Rémi Caritey nous rappelle que les arbres sont magnifiques si on prend le temps de les observer : les couleurs flamboyantes des érables dans les Appalaches par exemple, ou bien les cerisiers en fleur du Japon, et je ne peux qu’être de son avis. Un petit livre que je relirai aux beaux jours, assis sur un tronc, dans la forêt, pour pouvoir agrémenter ma lecture des effluves de pins que j’adore. »


Patrick Mioulane, www.promojardin.com, le 26 juillet 2012 :
« On voyage de la forêt tropicale au Jura, empruntant les pas de l’auteur qui associe réflexions et informations dans un style qui gagnerait à s’épurer pour rendre la lecture moins étouffante. Mais la richesse du livre vient de l’aspect très vivant de la narration et de la réelle immersion que l’auteur nous permet au cœur de la forêt, avec une excellente perception des ambiances et surtout de ses impressions personnelles qu’il nous fait fort bien ressentir. »

Minou, minoualu.blogspot.be, le 12 avril 2012 :
« Des forêts françaises à celles d’Afrique, en rêvant à celles du Japon ou d’Amérique du Sud, Rémi Caritey fait voyager son lecteur et partage avec lui son amour de cet environnement boisé. Au gré des souvenirs, il reconstitue ses expériences : la récolte des graines au sommet de certains arbres sélectionnés, la rencontre avec la forêt en Côte d’Ivoire ou ses bivouacs solitaires. Ce récit est très plaisant à lire, la passion de l’auteur étant perceptible à chaque page. Il appelle également à un retour à cette nature délaissée et détruite – c’est un aspect qu’il évoque, mais sans s’y appesantir –, sans sembler juger qui que ce soit, faisant seulement état de son propre ressenti. Ce dernier aspect est prépondérant dans le texte, émaillé malgré tout, comme le prévoit l’esprit de la collection, de réflexions sur le rapport à cet environnement et ce qu’il apporte à l’auteur. »

Philippe Vouillon, Arbres et forêts n° 7, mars 2012 :
« “Petite déclaration d’amour aux mousses, aux fougères et aux arbres” est le sous-titre de cette balade écrite par Rémi Caritey. Voilà trente ans que ce Vosgien est grimpeur-récolteur pour l’ONF. Promeneur érudit, on le suit en France dans ses escalades forestières, les mains poisseuses de résine, mais aussi à travers les forêts du monde, en particulier en Afrique de l’Ouest, dont il évoque les mythes et les symboles liés aux arbres. »

Un internaute, www.amazon.fr, le 8 février 2012 :
« Les vertiges du ciel et de la forêt, émouvant comme la déclaration d’amour annoncée par le titre, un livre à lire, à relire et puis il est tout mince, il s’emporte partout. »

Echelledulivre.over-blog.com, le 10 juillet 2011 :
« J’avais déjà été séduite par la qualité poétique des textes publiés dans la collection “Petite philosophie du voyage” chez Transboréal. Avec Les Vertiges de la forêt, voici une pépite qui transmet parfaitement l’attachement au règne végétal exprimé par le sous-titre “Petite déclaration d’amour aux mousses, aux fougères et aux arbres”. L’auteur, Rémi Caritey, est photographe et cueilleur de graines d’arbres, activité qui lui procure l’heureux prétexte de nombreuses escales dans la canopée, tel un bienheureux baron perché. Rares sont ceux qui ont su parler de la forêt avec autant de justesse tout en gardant un parti pris amoureux qui frise la fusion avec le principe qui sous-tend la vie végétale et qui témoigne pour le moins de son intime compréhension : “Par l’effet de la lumière diffractée, les feuilles sont absorbées dans un cycle incessant d’engendrements et d’évanouissements. Ce spectacle charme par l’état d’hypnose légère que provoque sa contemplation. Peut-être alors est-on prêt pour ressentir un peu de la vie de l’arbre ? Son voyage immobile dans le temps naît de la prodigieuse capacité d’une graine à s’adapter aux ressources de l’endroit où un courant d’air la dépose, au terme d’un intense et définitif envol. À moins qu’elle n’ait eu besoin, comme déclencheur de sa germination, d’être digérée par l’estomac d’un oiseau ou d’un mammifère. Elle aura alors partagé les transes et les transports de l’animalité, avant de choir sur une minuscule parcelle de terre, qu’elle va élever et ancrer dans les nuages” (p. 46-47).
On se prend à rêver d’être ami avec l’homme-feuille qui peut écrire : “Ce sentiment d’appartenance à la profondeur du monde reste comme une ancre, un bois sacré enfoui en moi auquel, à chaque séjour en forêt, j’aspire à revenir” (p. 59). De tels propos trahissent une richesse née de la symbiose avec un autre règne que 89 petites pages ne suffisent pas à pleinement révéler, même si, d’émotions en réflexions, de descriptions en engagements, tout est dit. »


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