Collection « Voyage en poche »

  • Pianiste d’Éthiopie (Le)
  • Exploration spirituelle de l’Inde (L’)
  • Exploration de la Sibérie (L’)
  • Une Parisienne dans l’Himalaya
  • Vers Compostelle
  • Madère
  • Voyage en Mongolie et au Tibet
  • Ambiance Kinshasa
  • Passage du Mékong au Tonkin
  • Pyrénées
  • Sagesse de l’herbe
  • Kaliméra
  • Sept sultans et un rajah
  • Chroniques de Roumanie
  • Ermitages d’un jour
  • Nostalgie du Mékong
  • Seule sur le Transsibérien
  • Unghalak
  • Pèlerin d’Occident
  • Souvenez-vous du Gelé
  • Chaos khmer
  • Condor et la Momie (Le)
  • Un parfum de mousson
  • Nomade du Grand Nord
  • Qat, honneur et volupté
  • Exploration de l’Australie (L’)
  • Bons baisers du Baïkal
  • Pèlerin d’Orient
  • Trilogie des cimes
  • Confidences cubaines
  • Par les sentiers de la soie
  • Cette petite île s’appelle Mozambique
  • Des déserts aux prisons d’Orient
  • Quatre hommes au sommet
  • Dans l’ombre de Gengis Khan
  • Amours
  • La nuit commence au cap Horn
  • À toute vapeur vers Samarcande
  • Opéra alpin (L’)
  • Révélation dans la taïga
  • Au gré du Yukon
  • Voyage à la mer polaire
Couverture

Lioudmila Oulitskaïa, romancière, le 8 février 2018 :
« À propos de votre magnifique ouvrage… Outre qu’il répond à toutes mes attentes — intéressant, intelligent, bien écrit –, il apporte une vision des choses tout à fait nouvelle au lecteur russe qui a grandi uniquement avec Guerre et paix. Comme vous le savez, les historiens russes contemporains de Tolstoï lui ont sorti la liste des erreurs factuelles qu’il aurait commises dans sa peinture de la guerre de 1812, sans parler de sa conception et de son appréhension des principaux personnages, ce qui n’empêche pas les Russes de ne voir cette guerre qu’à travers le regard de Tolstoï. Mais je veux parler d’autre chose. Vous avez réussi à faire ce que peu de gens réussissent : vous avez créé un nouveau genre. Ce jeu que vous faites avec les citations d’époque est très heureux, car il produit un effet d’image stéréo, et le lecteur se retrouve devant un livre extrêmement original à la croisée du roman, de l’étude historique et du jeu, avec des règles annoncées d’entrée. Bref, je vous lis avec plaisir. Toutes mes félicitations. »

Pierre Glachant, www.courrierdesbalkans.fr, le 28 janvier 2018 :
« Nous conservons tous des souvenirs scolaires accompagnés d’images fortes de l’épopée napoléonienne, où figurent en bonne place la retraite de Russie et la fameuse traversée de la Bérézina dans des conditions effroyables, l’hiver de 1812, par la Grande Armée, harcelée par les troupes du maréchal Koutouzov. Autant d’images célèbres annonciatrices du crépuscule de l’Empire. Mais qui d’entre nous s’est demandé de ce qu’il est advenu des grognards faits prisonniers par les Russes et dont les destins restent à ce jour largement méconnus ?
Les chiffres sont terribles : on évalue à 110 000 au moins le nombre de ces prisonniers dont 60 000 périrent dès le début de 1813. De nombreux grognards échappèrent toutefois à l’hécatombe. C’est l’extraordinaire destin de l’un d’entre eux, le Normand Nicolas Savin, que nous relate Yves Gauthier, fin connaisseur de la Russie et infatigable traducteur d’écrivains russes contemporains, dans
Souvenez-vous du Gelé, un titre inspiré d’une phrase de Stendhal sur la retraite de Russie.
Voilà un livre à la forme profondément originale, à la fois récit romancé d’une vie enveloppée de mystères et recherche historique sur cette “espèce de colonel Chabert jamais revenu”, comme le résume l’auteur.
Car Nicolas Savin a bel et bien existé. Une plaque a été inaugurée il y a une vingtaine d’années à sa mémoire à Saratov, sur les bords de la Volga, ces confins de la Russie tournés vers les steppes de l’Asie, où l’homme est mort en 1894, quatre-vingt-huit ans après la Bérézina. On dispose d’une photo de lui, prise en 1888, vieillard à l’abondante barbe blanche, au nez proéminent, le regard perdu dans ses souvenirs. Totalement russifié d’apparence, il ressemble à un marchand ou un moujik aisé de l’époque.
À sa mort, celui qui est devenu Nicolas Andreïevitch Savin est une célébrité locale et va le devenir bientôt en France. Un historien russe, enthousiasmé par les récits du vieil homme, a beaucoup fait pour cela. Notre ancien grognard représente en effet à lui seul toute une page d’Histoire et plonge ses contemporains dans un passé fabuleux. Nicolas Savin explique volontiers avoir suivi l’empereur depuis l’Égypte, avoir participé à la plupart de ses campagnes jusqu’à Moscou, avoir été fait prisonnier en Espagne avant de s’évader. Il assure même avoir été pendant la Révolution l’élève du peintre David, lui qui charmait les habitants de Saratov par l’habileté de ses dessins. On colporte et répète ses exploits, on parle pour lui. La légende grandit. L’émotion est générale à son décès. Cette disparition tombe bien de surcroît, si l’on ose dire, car la France et la Russie célèbrent l’Alliance entre les deux pays.
Le parcours de l’ancien grognard est tellement exceptionnel que Russes et Français ne semblent d’abord guère s’interroger sur son âge tout de même hors du commun à sa mort, 126 ans ! Nicolas Savin déclarait en effet être né à Rouen en 1768, sous le règne de Louis XV. Mais on n’en avait cure. L’histoire n’en devenait que plus belle, celle d’une vie commencée sous l’Ancien Régime encore sûr de lui et qui s’achevait sous la IIIe République. Le doute s’installe toutefois bientôt. Des articles de presse font part d’un fort scepticisme.
Alors, qui était Nicolas Savin ? Un mystificateur, un “charlatan”, un “romancier de lui-même” ?
On ne dévoilera pas la vérité pour tenir en haleine le lecteur mais la réalité prouve une fois encore qu’elle peut être plus forte et bouleversante que la fiction. Et on doit saluer Yves Gauthier pour avoir reconstitué le parcours de cet homme à l’issue de longues recherches menées avec l’aide de l’historien russe Victor Totfalushin. L’auteur nous raconte son enquête dans les archives françaises et russes, les impasses et déconvenues rencontrées puis les soudaines éclaircies. Et c’est captivant ! On referme le volume, l’esprit rêveur, devant le destin de cet authentique soldat de Napoléon ballotté par l’Histoire, comme il y en a eu tant, et mort tout de même centenaire.
Souvenez-vous du Gelé, et ce n’est pas le moindre de ses mérites, évoque le sort oublié de ces grognards restés en Russie où, après avoir dû prêter serment à l’empereur de Russie, ont pu devenir précepteurs dans des familles aristocratiques où les adultes pratiquaient un “français délicieux”, professeurs d’escrime ou de dessin, ou encore simples marchands. Beaucoup y firent souche et finirent leurs jours complètement russifiés dans l’immensité du pays. C’est ainsi qu’il existe en Russie des Santobov pour Sainte-Beuve, Arjonov pour Argent, Jandrov pour Gendre, Favrine pour Favre.
D’autres sont revenus en France, mais certains n’ont pas eu cette chance, comme notre Nicolas Savin. Plusieurs chapitres du livre s’ouvrent sur d’émouvantes citations : des témoins, “rares étaient les maisons de la noblesse, à cette époque, qui n’entretenaient pas de prisonnier français […] Nous aussi avions le nôtre”, écrit l’un d’eux, des extraits administratifs ou de travaux historiques. L’historien Vladlen Sirotkine rappelle que d’anciens soldats de Napoléon tentèrent de s’évader par l’Asie centrale “mais, en général, les malheureux, tombaient dans les mains des nomades qui les revendaient à la foire aux esclaves de Boukhara [en 1820, les autorités russes découvrirent l’un de ces esclaves, l’officier Morellier, dans l’émirat de Boukhara]”.
Nicolas Savin a essayé de revenir en France mais sa demande, en 1834, n’a pas abouti. Il ne reverra jamais sa Normandie natale et terminera sa vie à Saratov comme paisible précepteur cultivant son jardin. Yves Gauthier a eu entre les mains les dessins et croquis de l’ancien grognard. Il nous dit son émotion en feuilletant ces “brouillons, notes ou cahiers salis par le temps”. “L’une des aquarelles les plus réussies […] est une image confondante de nostalgie. Une vue primitive de sa Normandie. On y voit des lavandières battre le linge à la rivière […] Une église au toit bordeaux surgit plus loin d’un riant bocage, près d’une maison villageoise. Les couleurs, chaudes et osées, respirent.” »


Stéphanie Le Bail, La Revue n° 73, septembre-octobre 2017 :
« Dans une petite rue de Saratov, au bord de la Volga, un Français prend soin de ses violettes. Ce naufragé de la Bérézina entre dans sa 126e et dernière année. Au crépuscule de sa vie, on se presse chez lui pour l’entendre se raconter. Jean-Baptiste-Nicolas Savin (1769-1894), qu’on appelle ici Nicolaï Andreïevitch, est un héros. Il sera enterré avec les honneurs et une plaque dédiée à sa mémoire.
Né d’un père travaillant à la cour de Louis XV, élève des Jésuites et du peintre David, engagé auprès de Napoléon en Égypte puis en Espagne, blessé à Borodino et à Saragosse, chargé de veiller sur le trésor de la Grande Armée pendant la campagne de Russie, décoré de la Légion d’honneur, Savin avait tout pour séduire la noblesse russe, férue de France. On le loua pour ses talents de maître d’armes, de jardinier, de maître de manège, d‘aquarelliste et de précepteur. Ce monument a bâti sa légende en épousant sa terre d’exil.
Dans son livre
Souvenez-vous du Gelé, Yves Gauthier dresse un tableau épique et poétique des vastes terres hérissées de vent où l’on cause avec art. Après avoir brodé la gloire du vétéran, l’auteur la dément. Dans les registres et les archives, point de Nicolas Savin. Le personnage s’appellerait en vérité Pierre-Félix. Il serait né en 1792 dans une famille de roturiers. Ébéniste, il aurait marché vers l’est avant de se perdre parmi les traînards et d’être déporté à Khvalynsk.
Savin serait ainsi l’auteur de sa propre mystification. Après une demande de rapatriement refusée en 1834, il déménage à Saratov et s’invente un passé glorieux redoré par les ans pour s’intégrer à la société bourgeoise. S’il a été fait prisonnier sur la route de Moscou et non lors de la retraite de Russie, le briscard n’a pas vu les chapelets de corps parsemant l’immensité blanche, les nez amputés, les Cosaques chapardeurs coupeurs de doigts, ni l’effronterie des moujiks. Il n’a pas eu à s’abreuver du sang de son cheval. Pourtant on ne retient que sa légende, intacte. »


Lucie Guibert, Le Figaro Magazine, le 18 août 2017 :
« En 1894 s’achevait à Saratov le tumultueux destin de Nicolas Savin, rescapé de la Bérézina, au bout de cent vingt-six années d’existence. De l’atelier parisien de David aux rives verglacées de la Volga, l’homme n’avait jamais renié ni foi catholique ni idolâtrie napoléonienne. Et raconté avec force descriptions son parcours incroyable. Confrontant ses souvenirs – parfois imaginaires – à d’authentiques archives, Yves Gauthier nous transporte dans la Russie tsariste du XIXe : l’époque oubliée d’une noblesse moscovite friande de notre fastueuse culture. Le résultat est superbe : une épopée grandiose doublée d’une enquête historico-policière palpitante. »

Stéphane Dugast, blog Embarquements, le 16 juillet 2017 :
« La Poste a du bon ! Un petit paquet. À l’intérieur : un ouvrage (Souvenez-vous du Gelé) et une carte avec un mot de Marc Alaux, éditeur et écrivain chez Transboréal : “Cher Stéphane, Voici un très beau texte, que nous sommes fiers d’éditer. Une histoire comme on les aime.” J’ai alors lu la quatrième de couverture. Le “poisson” était ferré. Ce livre format poche allait-il néanmoins tenir ses promesses ? Oui, et comment !
Outre une double intrigue habilement troussée, l’auteur fait étalage de ses talents littéraires. Ce roman s’appuie sur une enquête étoffée et sur des connaissances encyclopédiques (Yves Gauthier est traducteur et spécialiste de la Russie).
Quant au style littéraire d’Yves Gauthier, il fera rougir bon nombre d’hommes et de femmes de plume. Sa musique des mots m’a fait défiler dans ma tête (comme au cinéma) le destin du vieux Savin. Les descriptions de personnages ou de lieux y sont ourlées, voire allégoriques. De cette écriture se dégage un souffle épique qui rend fiévreux le lecteur.
Il est des livres et des auteurs qui vous grandissent et vous imprègnent,
Souvenez-vous du Gelé est de ceux-là. La Russie des tsars, ses forêts noires, ses sentes verglacées, une armée impériale en déroute, la Volga couleur d’encre, un grognard érudit… Yves Gauthier nous plonge au cœur d’un pays envoûtant et d’une époque oubliée à la rencontre d’un destin en apparence romanesque.
Une lecture ô combien éclairante ! L’un de mes coups de cœur de l’été. »


Andreï Makine, écrivain, le 14 mai 2017 :
« Surtout ne croyez pas ceux qui vous disent qu’ils ont lu votre livre d’une traite. C’est impossible ! Ce grand livre ne peut être lu que lentement et passionnément, avec de longues pauses qui permettent de reprendre son souffle et de revivre, en imagination, ce qu’on vient de percevoir en pensée. Il s’agit d’une véritable collection de tableaux – d’une vivacité presque troublante – une galerie de peredvijniki ! Et comme pour L’Apparition du Christ d’Ivanov (mais faisait-il partie de ces “ambulants” ?), on y trouve une série d’esquisses, de fragments, de portraits préparatoires qui, au-delà de l’œuvre finale, montrent l’aventure de son élaboration. Chacun de vos tableaux est extraordinaire (la retraite de 1812, la Volga, la steppe, l’image – saisissante de vérité – de la province russe).
La construction en diptyque – une existence fabulée, une fable existentielle – est époustouflante d’originalité et d’audace. Et c’est là où le bât blesse : aux yeux timorés des éditeurs, votre livre est inclassable, informatable. On dirait une belle demeure nobiliaire au milieu des HLM de la production livresque courante.
Pourtant, cette édition, qui peut paraître modeste, convient mieux, à mon avis, à la nature “excentrée” de votre sujet et de votre style que je définirais en vous citant : “[…] une sève qui monte aux plus hautes branches de la langue française”.
Je continue de parler autour de moi de votre merveilleux Savin et si, en passant à Paris, vous avez un moment, n’hésitez pas à me faire signe – nous irons lever nos verres à la mémoire de ce grognard – dans un bistrot dont le nom lui aurait plu : Le Cochon gaulois. »


Rachel Kohler, Facebook, le 29 mars 2017 :
« Il est presque toujours à la recherche de l’inédit, du non-dit étrange : Comment est-il possible qu’aucun ouvrage ne relate la conquête de l’Est en Russie ? – Va pour connaître et écrire L’Exploration de la Sibérie.
Comment se peut-il qu’il n’y ait pas de biographie de Youri Gagarine, pourtant si célèbre ? Ni de Vladimir Vyssotski, le poète, le chantre incomparable du peuple russe ? – Je les ferai…
Ainsi va, ainsi fait Yves Gauthier, pour ses écritures, pour ses traductions… un passeur.
Et de nous faire découvrir des mondes méconnus, oubliés, des hommes, des conquêtes et des quêtes.
Cette fois-ci, c’est d’un naufrage qu’il s’agit. Plus exactement d’un naufragé – en terre de Russie : Nicolas Savin ne revint pas dans ses contrées natales avec la Grande Armée ; Nicolas Savin, fait prisonnier à la Bérézina en 1812, resta en exil et mourut sur les bords de la Volga ; Nicolas Savin comme tant d’autres grognards fut contraint de faire sa vie à l’étranger. Quand on est à l’étranger, quand on se sent à l’étranger, cela signifie qu’on garde la mémoire – voire la nostalgie – d’une histoire antérieure, du temps où l’on était “chez soi” ou du moins avec les siens. En 1834, notre grognard avait demandé le retour en France : il était donc bien à l’étranger là-bas.
Et il fallait faire face pour survivre. Survivre dans une autre langue et avec les étrangers, survivre avec et pour soi-même. Et il a survécu – longtemps, très longtemps. Mort en 1894 à Saratov. Mort russifié.
C’est cette histoire d’homme que nous conte tout d’abord Yves Gauthier, la petite histoire d’un homme dans la grande Histoire, la petite histoire d’un Français normand capturé puis accueilli par la Russie, la terre de son exil forcé. Et, accompagnant cette figure, surgissent tant de celles qui ont partagé partie ou prou de ce destin de “la troisième armée” (celle des captifs).
Alors, dans un premier temps, nous lisons le parcours de Nicolas Savin en Russie de la Bérézina à Saratov, Nicolas Savin tel qu’il se fit légende, car l’exil, c’est aussi l’(heureuse )occasion de se rêver, de s’inventer et de faire siennes des actions grandioses, siens des autrefois qui nous hissent à l’héroïsme. Nicolas Savin en sa fable – le grognard de tous les voyages, de toutes les guerres de Bonaparte à Napoléon. N’est-ce pas nécessaire pour un naufragé que sa mémoire le fasse “gloire” de son pays natal ?
Puis, second temps du livre, le narrateur, captivé par son personnage, fait le récit de sa propre investigation : mais qui était donc, pour de vrai, Nicolas Savin ? Ainsi en/quête, en seconde partie, l’auteur parti à la recherche de qui fut “vraiment” son naufragé.
Ce qui nous apprend, à nouveau, que la vie d’un homme se tient dans l’équilibre qu’il trouve entre la réalité brute des faits, le rêve et la parole. Dans cette existence, au large de ce qu’il fut tout d’abord, au large de ce qui aurait presque dû être son destin “naturel”, Nicolas Savin, sous la plume d’Yves Gauthier, nous donne à méditer cet entrelacement funambulesque de l’être.
“Tout de même, quel drôle de balancier l’a propulsé, lui le hussard Savin, de l’Orient des déserts à celui des glaces ; verra-t-il au moins une oasis avant le trépas ?”
Merci aux éditions Transboréal de la parution de ce livre !
Qui est – en même temps et déjà – édité en Russie.
Là-bas comme ici, il était besoin de connaître l’aventure de ce voyage sans retour… »


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