Collection « Petite philosophie du voyage »

  • Grâce de l’escalade (La)
  • Temps du voyage (Le)
  • Instinct de la glisse (L’)
  • Vertu des steppes (La)
  • Facéties du stop (Les)
  • Cantique de l’ours (Le)
  • Ivresse de la marche (L’)
  • Esprit du geste (L’)
  • Écriture de l’ailleurs (L’)
  • Rythme de l’âne (Le)
  • Chant des voiles (Le)
  • Liberté du centaure (La)
  • Tour du monde (Le)
  • Fièvre des volcans (La)
  • Extase du plongeur (L’)
  • Tao du vélo (Le)
  • Force du silence (La)
  • Tentation du jardin (La)
  • Vie à la campagne (La)
  • Murmure des dunes (Le)
  • Goût de la politesse (Le)
  • Caresse de l’onde (La)
  • Magie des grimoires (La)
  • Vertiges de la forêt (Les)
  • Audaces du tango (Les)
  • Vie en cabane (La)
  • Simplicité du kayak (La)
  • Voyage immobile (Le)
  • Bonheurs de l’aquarelle (Les)
  • Attrait des gouffres (L’)
  • Soif d’images (La)
  • Mémoire de la Terre (La)
  • Euphorie des cimes (L’)
  • Enchantement de la rivière (L’)
  • Prodige de l’amitié (Le)
  • Défis de la course (Les)
  • Parfum des îles (Le)
  • Promesse de l’envol (La)
  • Secret des pierres (Le)
  • Appel de la route (L’)
  • Mystères du vin (Les)
  • Religion du jazz (La)
  • Écho des bistrots (L’)
  • Charme des musées (Le)
  • Quête du naturaliste (La)
  • Triomphe du saltimbanque (Le)
  • Sortilèges de l’opéra (Les)
  • Âme de la chanson (L’)
  • Sérénité de l’éveil (La)
  • Arcanes du métro (Les)
  • Joie du voyage en famille (La)
  • Poésie du rail (La)
Couverture

Les Facéties du stop, Petit embarquement pour l’aventure et les rencontres sur le pouce
Siméon Baldit de Barral




Quelle lubie s’empare du voyageur qui, de longues heures durant, tend son pouce gaillardement au bord de la route ? Que cherche-t-il en ces temps où le déplacement est devenu une formalité expédiée à la faveur d’offres de service concurrentielles et de moyens de locomotion toujours plus rapides et directs ? Braverait-il l’indifférence et les intempéries pour de simples raisons pécuniaires ? En patientant, un pied sur le bitume, l’autre dans les herbes du bas-côté, il se remémore ses expériences passées : il a vécu tant d’anecdotes qu’il est assuré de ne jamais manquer d’histoires à raconter. Du sympathique cocaïnomane au vigile en baggy, du chef d’entreprise au hippie, du camionneur roublard à l’énergique mère de famille, il part tendre l’oreille à d’improbables histoires de vie. Déjà, il pressent que le prochain trajet tiendra sa promesse d’attente anxieuse – qu’un simple coup de frein vient délicieusement rompre –, de rencontres improbables et d’apprentissage exaltant. C’est cette initiation progressive au monde qui rend l’auto-stoppeur amoureux de l’imprévisible. Sur les routes des cinq continents toute situation vécue grâce à l’auto-stop devient objet de réflexions fécondes. Au fil des étapes, les réflexes se forgent, indispensables pour concilier l’incertitude et l’ambition d’atteindre une destination, entre le don et l’accueil, entre la sécurité et l’abandon : l’auto-stoppeur cherche sans cesse la posture la plus juste. Comment, en effet, dans un monde qui s’individualise et se crispe, peut-on porter toujours plus haut la bannière de la fraternité, de la confiance et du partage, valeurs maîtresses du stop ?


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