Collection « Petite philosophie du voyage »

  • Tour du monde (Le)
  • Fièvre des volcans (La)
  • Extase du plongeur (L’)
  • Tao du vélo (Le)
  • Force du silence (La)
  • Tentation du jardin (La)
  • Vie à la campagne (La)
  • Simplicité du kayak (La)
  • Vie en cabane (La)
  • Audaces du tango (Les)
  • Vertiges de la forêt (Les)
  • Magie des grimoires (La)
  • Caresse de l’onde (La)
  • Goût de la politesse (Le)
  • Murmure des dunes (Le)
  • Voyage immobile (Le)
  • Ivresse de la marche (L’)
  • Bonheurs de l’aquarelle (Les)
  • Attrait des gouffres (L’)
  • Soif d’images (La)
  • Mémoire de la Terre (La)
  • Euphorie des cimes (L’)
  • Enchantement de la rivière (L’)
  • Grâce de l’escalade (La)
  • Prodige de l’amitié (Le)
  • Défis de la course (Les)
  • Instinct de la glisse (L’)
  • Temps du voyage (Le)
  • Vertu des steppes (La)
  • Chant des voiles (Le)
  • Parfum des îles (Le)
  • Promesse de l’envol (La)
  • Secret des pierres (Le)
  • Appel de la route (L’)
  • Mystères du vin (Les)
  • Esprit du geste (L’)
  • Écriture de l’ailleurs (L’)
  • Religion du jazz (La)
  • Écho des bistrots (L’)
  • Charme des musées (Le)
  • Quête du naturaliste (La)
  • Triomphe du saltimbanque (Le)
  • Sortilèges de l’opéra (Les)
  • Âme de la chanson (L’)
  • Sérénité de l’éveil (La)
  • Arcanes du métro (Les)
  • Liberté du centaure (La)
  • Joie du voyage en famille (La)
  • Rythme de l’âne (Le)
  • Poésie du rail (La)
  • Cantique de l’ours (Le)
Couverture

La Force du silence, Petites notes sur le bruissement du monde
Cristina Noacco




La quête du silence recèle une promesse pour qui cherche à se dépouiller de toute nuisance sonore : celle de trouver sa juste place dans l’harmonie de l’univers. Car le silence est à l’opposé de l’absence de mots, du manque, de la vacance, par lesquels on le pense généralement, en le meublant, le dénigrant ou l’évitant. Il s’établit en contrepoint du déferlement contemporain d’images et de sons, de sollicitations et d’agitation – reposant, il est la sieste du bruit. Grâce à l’écoute sensorielle, l’individu perçoit le bruissement du monde, ainsi que les intervalles qui séparent deux vibrations, comme deux notes ou deux pas de marche. En tant qu’animal social, il saisit le silence notamment en relation à la parole : lorsqu’il se tait – si la parole est d’argent, le silence est d’or, dit justement le proverbe –, il renonce, de manière volontaire ou non, à tout échange, ou bien il fait appel aux enjeux de la communication non verbale. En se taisant, il peut aussi engager un dialogue silencieux avec un auteur par le truchement de ses écrits, tout comme avec le passé par ses vestiges et la mémoire par le souvenir. L’écoute du cœur lui permet enfin de donner libre cours à son expression personnelle et de se sentir en communion avec le monde et avec le sacré : le silence est l’alpha et l’oméga, le trait d’union entre tout ce qui existe, la part d’éternel qui côtoie le murmure de la vie. Il est la clé de compréhension du mystère du réel, à garder secrète, afin que toujours il résonne en nous, dans le bruissement de notre passage.


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