Collection « Petite philosophie du voyage »

  • Ronde des phares (La)
  • Poésie du rail (La)
  • Frisson de la moto (Le)
  • Légèreté du parapente (La)
  • Hymne aux oiseaux (L’)
  • Art de la trace (L’)
  • L’Engagement humanitaire
  • Euphorie des cimes (L’)
  • Grâce de l’escalade (La)
  • Temps du voyage (Le)
  • Instinct de la glisse (L’)
  • Vertu des steppes (La)
  • Facéties du stop (Les)
  • Cantique de l’ours (Le)
  • Ivresse de la marche (L’)
  • Esprit du geste (L’)
  • Écriture de l’ailleurs (L’)
  • Rythme de l’âne (Le)
  • Chant des voiles (Le)
  • Liberté du centaure (La)
  • Tour du monde (Le)
  • Fièvre des volcans (La)
  • Extase du plongeur (L’)
  • Tao du vélo (Le)
  • Force du silence (La)
  • Tentation du jardin (La)
  • Vie à la campagne (La)
  • Murmure des dunes (Le)
  • Goût de la politesse (Le)
  • Caresse de l’onde (La)
  • Magie des grimoires (La)
  • Vertiges de la forêt (Les)
  • Audaces du tango (Les)
  • Vie en cabane (La)
  • Simplicité du kayak (La)
  • Voyage immobile (Le)
  • Bonheurs de l’aquarelle (Les)
  • Attrait des gouffres (L’)
  • Soif d’images (La)
  • Mémoire de la Terre (La)
  • Enchantement de la rivière (L’)
  • Prodige de l’amitié (Le)
  • Défis de la course (Les)
  • Parfum des îles (Le)
  • Promesse de l’envol (La)
  • Secret des pierres (Le)
  • Appel de la route (L’)
  • Mystères du vin (Les)
  • Religion du jazz (La)
  • Écho des bistrots (L’)
  • Charme des musées (Le)
  • Quête du naturaliste (La)
  • Triomphe du saltimbanque (Le)
  • Sortilèges de l’opéra (Les)
  • Âme de la chanson (L’)
  • Sérénité de l’éveil (La)
  • Arcanes du métro (Les)
  • Joie du voyage en famille (La)
Couverture

La Ronde des phares, Petites lueurs sur les caps, les finistères et leurs sentinelles
Françoise Sylvestre


Ancrés dans le roc au terme de travaux herculéens, les phares et leurs gardiens affrontent, en sentinelles, la fureur des éléments. Pour le marin, ils constituent à la fois des amers et des écueils. Implantés tantôt à terre, comme celui du Créac’h à Ouessant, le plus puissant d’Europe avec ses huit faisceaux visibles à 60 kilomètres à la ronde, tantôt sur des récifs au large, comme celui de Dhu Heartach proche de l’île écossaise de Mull, à la construction duquel Robert Louis Stevenson prit part, les phares préviennent du danger, à condition toutefois que l’homme veille à leur fonctionnement. Le métier de gardien de phare est rude, l’isolement extrême. Dans cet univers impitoyable priment les valeurs d’humanité, de solidarité des gens de mer. Avec l’essor de la navigation, ces édifices ont connu leurs heures de gloire sous toutes les latitudes : depuis la tour d’Alexandrie, qui rayonnait sur le monde antique, jusqu’au fanal de l’île argentine des États, en passant par le phare de Bressay aux Shetland ou celui, à présent ruiné, de l’île Murray aux Kerguelen, édifié par les baleiniers. Du fait du développement du GPS, les phares ont peu à peu été automatisés : ils ne sont plus guère habités que par quelques propriétaires fortunés ou touristes aventureux à l’occasion de séjours insolites. Si bien qu’on pourrait presque parler d’eux au passé. Mais ils demeurent de vivants symboles, ils véhiculent des mythes séculaires et inspirent les artistes autant que les gens de lettres, de Jules Verne à Peter May, de Rachilde à Jean-Pierre Abraham ou Paolo Rumiz, qui emportent toujours le lecteur dans leurs embruns.

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