Collection « Petite philosophie du voyage »

  • Complainte de l’ours (La)
  • Rythme de l’âne (Le)
  • Chant des voiles (Le)
  • Liberté du centaure (La)
  • Tour du monde (Le)
  • Fièvre des volcans (La)
  • Extase du plongeur (L’)
  • Tao du vélo (Le)
  • Force du silence (La)
  • Tentation du jardin (La)
  • Vie à la campagne (La)
  • Simplicité du kayak (La)
  • Vie en cabane (La)
  • Audaces du tango (Les)
  • Vertiges de la forêt (Les)
  • Magie des grimoires (La)
  • Caresse de l’onde (La)
  • Goût de la politesse (Le)
  • Murmure des dunes (Le)
  • Voyage immobile (Le)
  • Ivresse de la marche (L’)
  • Bonheurs de l’aquarelle (Les)
  • Attrait des gouffres (L’)
  • Soif d’images (La)
  • Mémoire de la Terre (La)
  • Euphorie des cimes (L’)
  • Enchantement de la rivière (L’)
  • Grâce de l’escalade (La)
  • Prodige de l’amitié (Le)
  • Défis de la course (Les)
  • Instinct de la glisse (L’)
  • Temps du voyage (Le)
  • Vertu des steppes (La)
  • Parfum des îles (Le)
  • Promesse de l’envol (La)
  • Secret des pierres (Le)
  • Appel de la route (L’)
  • Mystères du vin (Les)
  • Esprit du geste (L’)
  • Écriture de l’ailleurs (L’)
  • Religion du jazz (La)
  • Écho des bistrots (L’)
  • Charme des musées (Le)
  • Quête du naturaliste (La)
  • Triomphe du saltimbanque (Le)
  • Sortilèges de l’opéra (Les)
  • Âme de la chanson (L’)
  • Sérénité de l’éveil (La)
  • Arcanes du métro (Les)
  • Joie du voyage en famille (La)
  • Poésie du rail (La)
Couverture

La Vie à la campagne, Petite défense des clochers, des vaches et des potagers
Anne Caufriez




La campagne occupe une place complexe dans l’imaginaire et l’histoire de notre pays. Elle n’est pas très tendance, mais on la célèbre comme l’incarnation de la France éternelle. Elle voit disparaître les paysans, mais attire les citadins qui rêvent d’un retour à la terre. Les villages ont été délaissés, mais leurs habitants en sont fiers comme les coqs qui surmontent les clochers de leurs églises.
Qu’en est-il alors, vu de l’intérieur ? La mutation de nos campagnes est-elle aussi importante qu’on le prétend ? Quelle est la vie de ceux qui ont choisi de rester au village ou de venir y habiter ? Qu’apporte de spécifique la vie rurale ? Avant tout, du calme et de l’espace, la compagnie des vaches et le plaisir de faire son potager. Elle offre aussi un lien privilégié avec les saisons, une relation plus forte aux fêtes et aux coutumes. Et, même si l’on peut craindre d’y perdre l’anonymat de la ville, elle est un champ protecteur.
Le village pourrait-il alors constituer un idéal de communauté humaine ? Est-il un modèle éternel, avec sa trilogie clocher (église), mairie/monument aux morts (nation) et champs (travail), au fondement de la société indo-européenne chère à Dumézil, ou est-il condamné à disparaître ? Face au déclin de la vie communautaire et à la toute-puissance de la ville, que seront demain nos 30 000 villages ? Les initiatives locales – incitations financières à l’installation, projets participatifs, nouveaux modes de gouvernance –, les technologies et les aspirations contemporaines – Internet, évolution de la place dévolue au travail dans nos vies – et la facilité des déplacements augurent-elles d’un retour du lien social et d’un avenir plus riant pour l’Aveyronnais qui devenait bistrotier à la capitale ou pour le Vosgien qui, depuis ses crêtes, lorgnait la riche plaine d’Alsace ?
Si le bonheur n’est plus nécessairement dans le pré, il est peut-être malgré tout au plus près du pré…


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