Collection « Visions »

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Couverture

Patagonie, Visions d’un caballero
Marc-Antoine Calonne




En véritable caballero, Marc-Antoine Calonne parcourt la Patagonie à cheval de la pampa jusqu’à la Terre de Feu. Il affronte le vent des Cinquantièmes hurlants qui balaie la cordillère des Andes et les steppes arides, où les Indiens alakaluf, yámana et ona vécurent à l’état de nature pendant des millénaires. Il sillonne aussi les canaux et le détroit de Magellan pour visiter cette contrée reconnue, il y a quatre siècles déjà, par les grands navigateurs, puis foulée par les missionnaires, les scientifiques et les chercheurs d’or, colonisée enfin par les éleveurs de bétail. La Patagonie représente le bonheur des étapes dans les immenses estancias où s’ouvre à l’auteur le monde fascinant des gauchos. Avec eux, il rassemble les vaches, tond les moutons, marque les veaux puis, autour du poêle à bois, savoure le maté et l’asado de viande braisée.

Avec une préface par : Émeric Fisset

« Avoir en tête une belle et grande idée. Quitter son travail, fût-il très absorbant. S’informer des équipements nécessaires à son projet. Débarquer sur une terre méconnue, quoique désirée. Chercher à acquérir des chevaux, même si la pratique qu’on en a est encore modeste, et partir au vent de la pampa argentine jusqu’aux versants chiliens de la cordillère des Andes. Cinq fois déjà, Marc-Antoine Calonne a entrepris ce voyage. Il a osé pousser – quand il ne s’agissait pas de les tirer – ses montures à travers les tourbières, par-delà les pierriers, au long des clôtures de ces immenses régions d’élevage. Son premier voyage, il le fit de janvier à avril 1997. C’est alors qu’il acquit ses chevaux, l’ombrageux Captain et la douce Colebra. Les débuts furent agités : chaque nuit, l’un ou l’autre, attiré par les troupes de leurs congénères sauvages, cassant sa longe, prenait le large. Il s’agissait aussi pour l’auteur de se familiariser avec la nature de ce bout du monde : les aiguilles du Torres del Paine, qui égalent les falaises du Yosemite, le parc national Perito Moreno – du nom du médecin qui, le premier, crut au développement de cette contrée – et, au nord du mythique cap Horn, le détroit de Magellan qui fut franchi en 1520 par le navigateur portugais.
En octobre 1998, Marc-Antoine Calonne retrouve ses montures à l’estancia La Angostura et décide de s’intéresser davantage aux hommes de la steppe. Ses haltes dans les puestos et les estancias, auprès des gauchos, lui permettent de poursuivre sa découverte d’une terre à l’âme chaleureuse. Jusqu’en mars 1999, au retour de l’hiver austral, il s’initie avec ses nouveaux amis au travail des bêtes : chevaux, vaches et moutons. De la poussière du corral aux banderas – les arbres déformés par le vent que là-bas on appelle “drapeaux” –, des glaces du Campo Hielo au coirón de la pampa, Marc-Antoine Calonne, se perfectionnant sans cesse dans l’art photographique, a su rendre l’éclat et les couleurs. Avec les estancieros et les gauchos, il a pratiqué l’espagnol, façon argentine. Enfin, sur le tas, il a acquis une réelle maîtrise de la grande randonnée à cheval, celle où en plus des sacoches et des fontes on charge ses caisses sur un animal de bât. On envie une telle chevauchée, une telle destination, une telle échappée, qui permirent à leur entreprenant auteur d’apprendre et de découvrir. Cet éventail d’émotions et de sensations poussera le lecteur à revenir à ces pages, pour retrouver le condor planant au-dessus des cimes de la Cordillère.
Et parce que, comme le prétend le dicton, qui a cueilli et goûté le calafate revient toujours, Marc-Antoine Calonne est devenu un résident saisonnier de la région du lac Belgrano, où, quittant son buron auvergnat, il retourne à chaque été austral pour revoir ses amis et les neiges du San Lorenzo. Avec Pampa, son inséparable border collie, sa trentaine de montures et de poulains, il a quitté le puesto qu’il occupait à titre gracieux pour fonder l’estancia Santa Thelma. »


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