Collection « Visions »

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Couverture

Birmanie, Visions d’un amoureux de la Terre d’or
Jérôme Kotry


Entre l’Inde et la péninsule Indochinoise, la Birmanie abrite, outre les fiers Bamar, de nombreuses ethnies que leurs origines, leurs langues et leurs costumes distinguent. Des Naga aux Arakanais, des Kachin aux Shan, sans oublier d’autres peuples attachants comme les Môn et les Karen ou les Intha du lac Inlé, c’est une mosaïque humaine colorée qui se dévoile sur cette terre qu’irriguent les grands fleuves venus des confins tibétains, où les palmiers à sucre et les pagodes sont autant de repères pour les yeux et pour l’âme. Terre de paysans et de moines, mais aussi de l’étrange culte des nat, honorés au cours de cérémonies médiumniques ancestrales.

Avec une préface par : Jean-Jacques Thibault

« Yangon, par un matin de janvier : au milieu d’une foule bigarrée, un petit groupe d’étrangers déambule rue de la pagode Sule, épicentre de la capitale, précédé par un étonnant personnage à haute stature muni d’une longue jupe à carreaux nouée à la taille – un longyi, l’habit traditionnel – et portant une paire de lunettes à fine monture : un géant birman ? Un touriste qui s’est trompé de tenue ? Il s’arrête, se retourne et donne des explications au pied de la pagode. Sa peau blanche ne laisse aucun doute : à l’aise, comme chez lui, mais adoptant les usages du pays, le verbe précis, c’est Jérôme Kotry en voyage. Peu après, il discute avec une marchande de soupe installée au milieu du trottoir : il ne faut jamais manquer une occasion de déguster un mohinga, à base de vermicelle et de pâte de poisson, que l’on peut agrémenter de toutes sortes de graines et pois, œufs, oignons et coriandre.
Dès 1993, Jérôme Kotry a franchi la porte de la Birmanie pour un long séjour et y est retourné à de nombreuses reprises. Après avoir fait le tour des sites classiques – Yangon, Mandalay, Pagan et le lac Inlé – et apprécié les splendeurs de l’architecture religieuse et de la géographie, il a pris conscience que la population était ouverte aux rares étrangers et que ce pays recelait de nombreux autres centres d’intérêt, d’accès parfois difficiles. Il s’exprimait suffisamment en birman pour se déplacer seul dans le pays. Sa curiosité et son acharnement eurent raison des obstacles et il sut pénétrer maints aspects de la Birmanie profonde : ce pays était peu connu, coupé du monde extérieur par la junte militaire au pouvoir ainsi que par les nombreuses chaînes de montagnes qui l’entourent, et difficile à parcourir en l’absence de moyens de communication fiables et rapides.
À voyager avec lui en Birmanie, certains souvenirs forts reviennent à l’esprit, notamment la rencontre avec les Naga, anciens chasseurs de têtes, les Chin, féminines malgré leur visage tatoué, les Palaung qui entourent leurs hanches d’anneaux en bambou laqué couleur argent ou les Karen tatoués sur tout le corps. La descente de la rivière Chindwin sur un lent bateau réserve aussi des étapes inoubliables auprès des riverains qui, d’abord effrayés de voir des individus de haute taille à peau blanche, improvisent une veillée sur la grève de sable : chansons et alcool enchantent les ténèbres. Et que dire de cette nuit dans le monastère de Minbu où le moine principal réveille ses hôtes pour leur offrir ce qu’il possède de plus précieux : le lever du soleil sur l’Irrawaddy. Et du marché de Kalaw aux multiples ethnies colorées.
Jérôme Kotry est tombé sous le charme de la Birmanie et de sa culture, séduit par le bonheur joyeux de ses habitants, gais, attachants, pleins d’humour et souvent cultivés, bien qu’ils vivent sous la chape d’un régime autoritaire. Ils n’ont rien connu d’autre, même pendant la période coloniale anglaise, mais, bouddhistes, les Birmans savent que rien n’est permanent en ce monde.
Par-delà les clichés, Jérôme Kotry nous transporte par ce livre à la rencontre des peuples qui vivent en Birmanie et nous dévoile les mille et un aspects de cette “Terre d’or” qui a su et sait encore le retenir. »


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