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De la France à la Papouasie : un an à la rencontre des paysans
par
le jeudi 14 février 2013 à 20 heures 30


2,2 milliards ! C’est le nombre de paysans qui continuent en Asie, du Proche-Orient aux frontières de l’Océanie, à faire vivre leurs familles avec moins de 2 hectares de terre, grâce à une multitude de connaissances et de savoirs-faire hérités de millénaires d’ajustements et d’adaptation : gestion familiale d’estive fromagère au Kurdistan, pastoralisme nomade en Iran, polyculture de blé, mil, lentilles mung, sésame et coton au Rajasthan, riziculture pluviale sur brûlis au Laos, extraction du sagou en Papouasie, etc. Cet héritage, la plupart n’auront personne à qui le transmettre : depuis plusieurs générations, la jeunesse fuit ce mode de vie ancestral, éblouie par les villes et un continent en pleine mutation. Les paysans ne représentaient plus que 55 % de la population asiatique en 2011, contre 85 % en 1950. Et les 35 % qui resteront en 2050 devront composer avec une Asie intégrée à l’économie mondiale, contrainte de s’aligner sur les prix de l’agriculture occidentale productiviste et subventionnée, celle-là même qui achève d’épuiser ses sols et de transformer ses paysans autonomes d’antan en gestionnaires dépendant de subventions sans lesquelles ils ne pourraient pas faire vivre leurs familles, malgré des exploitations en moyenne vingt-cinq fois plus étendues.


Fasciné depuis ses périples africains par les petits paysans, persuadé qu’ils cachent derrière leur dénuement matériel et leur apparente ignorance les secrets d’une vie respectueuse de la terre et des hommes qui la cultivent, Antoine Cottereau a décidé, en mai 2010, de repartir à leur rencontre. Seul, en stop, pendant plus d’un an et plus de 18 000 kilomètres, il a maintenu le cap sur l’Orient et a eu la chance de partager la vie quotidienne de nombre d’entre eux : bergers roumains, kurdes ou iraniens, cultivateurs du Rajasthan, du Karnataka, de l’Himalaya, de l’Assam, du Vietnam ou du Laos, jusqu’aux chasseurs-cueilleurs des jungles de Papouasie : tous lui ont ouvert leur porte. Et le jeune voyageur veut à présent témoigner des trésors qu’il a découverts auprès d’eux.



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