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De Sumatra au Papua, à travers l’archipel indonésien
par Jérôme Kotry & Olivier Lelièvre
le jeudi 16 mars 2006 à 20 heures 30


L’Indonésie est un véritable continent maritime, qui mesure 5 200 km d’est en ouest et 1 760 km du nord au sud, formant ainsi un pont entre l’Australie et le continent asiatique. De Sumatra à l’ouest à l’Irian Jaya à l’est s’égrènent 17 508 îles unies par la variété de leurs rivages, la profondeur de leurs jungles et de leurs montagnes. La diversité des populations et des religions rend un peu plus difficile encore la compréhension de cette zone carrefour de voies maritimes majeures.
Au cours de son histoire, l’immense archipel indonésien a subi de nombreuses influences qui ont donné naissance à des cultures parmi les plus prestigieuses du continent asiatique. Qui n’a rêvé de ce qu’évoque cette Insulinde peuplée par 220 millions d’habitants, qui parlent des centaines de langues ? Route des épices, ceinture de feu du Pacifique, dragons de Komodo, porteurs de soufre du Kawah Ijen, transes balinaises, batik et ikat, pythons, tigres, rhinocéros et orangs-outans, jungles et volcans, joutes guerrières et tombes mégalithiques, pirates et palais de sultans… Ces idées reçues laissent penser qu’on connaît l’Indonésie. Pourtant, sur l’île de Siberut, dans l’archipel des Mentawai au large des côtes de Sumatra, des hommes s’habillent encore de fleurs et de feuillage. Ils perpétuent les traditions d’harmonie, d’équilibre et de beauté qui étaient celles de leurs ancêtres. Les Mentawai vivent au rythme de la forêt et des exigences d’une vie spirituelle complexe.
Les Torajas, eux, vivent sur un haut plateau entouré de montagnes au sud de Sulawesi, la quatrième plus grande île de l’archipel. Restée isolée jusqu’au début du XXe siècle, cette région attire aujourd’hui un nombre croissant de voyageurs. Cette ouverture sur le monde extérieur n’a cependant pas encore altéré le sentiment d’identité des Torajas. De nos jours encore, dans leurs montagnes reculées, ils construisent de magnifiques maisons. Ces habitations uniques sont une véritable représentation en miniature de leur univers et un point de ralliement pour toute la famille. Autre particularité des Torajas, le faste des rites funéraires, source de prestige pour la famille endeuillée et indispensable transition permettant au défunt de rejoindre ses ancêtres et d’assurer à sa descendance une vie longue et heureuse. On pourrait encore citer des centaines d’exemples de la diversité géographique et ethnique indonésienne…


Jérôme Kotry a réalisé en 1992 un périple de dix-neuf mois autour du monde, dont quatorze en Asie du Sud-Est, en Asie centrale, en Haute-Asie et jusqu’au lac Baïkal. À son retour par le Transsibérien, il s’est lancé dans l’accompagnement puis l’organisation de voyages. Dans ce cadre, il a vécu en Birmanie de 1996 à 1997. De retour en France, il s’est rapproché de l’agence Tamera, à Lyon, dont il a été chef de produit « Asie » pendant quatre ans, puis s’est concentré sur sa région de prédilection, l’Asie du Sud-Est. Il est ainsi la cheville ouvrière des grandes caravanes asiatiques que Tamera propose dorénavant chaque année, et notamment de celle qui, de Siberut, va gagner le Papua.

Auteur-réalisateur, Olivier Lelièvre parcourt l’Indonésie depuis 1980. Il a notamment séjourné auprès des Torajas de Sulawesi et des Hommes-Fleurs de Siberut. Il a aussi vécu plus d’un an au sein de la tribu des Kenyah, au cœur de Bornéo. À cette occasion, il a côtoyé les Punan, les derniers nomades de cette île. Il a donné de nombreuses conférences et publié de nombreux ouvrages.



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Birmanie, Visions d’un amoureux de la Terre d’or


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