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En courant sur les chemins du monde
par Jamel Balhi
le jeudi 19 janvier 2006 à 20 heures 30


Comment courir le monde tout en sachant s’arrêter pour le regarder ? Comment découvrir pays et habitants au gré d’une passion inextinguible et galopante sans jamais se laisser emporter par l’euphorie ou la déprime ? Jamel Balhi a su répondre à ces interrogations en n’ayant eu de cesse d’arpenter la Terre.


Jamel Balhi a déjà couru sur plus de 450 000 kilomètres. Parti comme simple piéton, il s’est, depuis 1985, enrichi des casquettes de l’écrivain, du photographe et du reporter pour aller jusqu’au bout d’une démarche éminemment pédagogique qui lui a valu d’endosser les couleurs de l’Unesco sur les cinq continents, mais aussi de recevoir des récompenses telles que la « borne IGN de l’aventure » en 1990 et le « Victor de l’aventure » à Ushuaia.
Jamel Balhi a même rencontré le pape Jean-Paul II en audience privée alors qu’il reliait les routes de la foi (18 450 kilomètres en 1996 et 1997 entre Lourdes, Jérusalem, La Mecque, Bénarès et Lhassa). Dès 1985, il s’était mis en jambe sur un Munich-Paris puis un Paris-Amsterdam, un Paris-Istanbul avant son premier tour du monde bouclé entre 1987 et 1990, soit 27 000 kilomètres à travers vingt-six pays. Il a parfois vécu des expériences difficiles, comme lors de sa traversée de la Yougoslavie, de Belgrade à Sarajevo, en plein conflit des Balkans.
Il a couru en Asie centrale sur la route de la soie, en Australie de Perth à Sydney, au Royaume-Uni, de Paris à Inverness au nord de l’Écosse mais aussi au Danemark, en Irlande, au Kosovo, aux États-Unis sur la route nationale 7 ou encore de l’Alaska à la Terre de Feu.
À 40 ans, Jamel Balhi, qui a visité plus de cent soixante pays, peut dire qu’il a admiré les plus beaux paysages de la Terre au cours de vingt années de pérégrinations, au rythme de la course. Il raconte ses voyages en suivant le déroulement chronologique d’une journée dans le monde : levers, toilettes matinales, petits-déjeuners, départs au travail, à l’école, aux champs, actes religieux… Au-delà du contraste entre ces étapes symboliques de la journée des habitants de la Terre, ce voyageur sportif a noté des similitudes du fait du processus de globalisation des cultures. Les cultures sont diverses mais l’humanité est une.
Empreints d’une profonde humanité, ce témoignage et ces photographies véhiculent un formidable message d’espérance, car ils soulignent dans le contexte de notre époque chaotique les valeurs intangibles de l’homme : l’hospitalité, le partage…




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Livre de l’intervenant en rapport avec cette conférence :
Si lointains, si proches


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