Collection « Petite philosophie du voyage »

  • Voyage immobile (Le)
  • Ivresse de la marche (L’)
  • Bonheurs de l’aquarelle (Les)
  • Attrait des gouffres (L’)
  • Soif d’images (La)
  • Mémoire de la Terre (La)
  • Euphorie des cimes (L’)
  • Enchantement de la rivière (L’)
  • Force du silence (La)
  • Grâce de l’escalade (La)
  • Prodige de l’amitié (Le)
  • Défis de la course (Les)
  • Instinct de la glisse (L’)
  • Tao du vélo (Le)
  • Temps du voyage (Le)
  • Vertu des steppes (La)
  • Vie en cabane (La)
  • Chant des voiles (Le)
  • Parfum des îles (Le)
  • Vertiges de la forêt (Les)
  • Promesse de l’envol (La)
  • Secret des pierres (Le)
  • Appel de la route (L’)
  • Mystères du vin (Les)
  • Esprit du geste (L’)
  • Simplicité du kayak (La)
  • Murmure des dunes (Le)
  • Écriture de l’ailleurs (L’)
  • Religion du jazz (La)
  • Audaces du tango (Les)
  • Écho des bistrots (L’)
  • Goût de la politesse (Le)
  • Charme des musées (Le)
  • Quête du naturaliste (La)
  • Triomphe du saltimbanque (Le)
  • Sortilèges de l’opéra (Les)
  • Âme de la chanson (L’)
  • Sérénité de l’éveil (La)
  • Arcanes du métro (Les)
  • Liberté du centaure (La)
  • Joie du voyage en famille (La)
  • Rythme de l’âne (Le)
  • Magie des grimoires (La)
  • Caresse de l’onde (La)
  • Poésie du rail (La)
  • Cantique de l’ours (Le)
Couverture

La Quête du naturaliste, Petites observations sur la beauté et la diversité du vivant
Benoît Fontaine




S’il est un voyageur insatiable, c’est bien le naturaliste, à qui il faudrait plusieurs vies pour avoir un aperçu de toutes les richesses de la nature : moins de 2 millions d’espèces ont été décrites, au rythme actuel de 16 000 à 18 000 par an, alors que la Terre en compterait entre 10 et 30 millions. Qu’il s’intéresse aux grands mammifères ou qu’il troque ses jumelles pour la loupe ou le microscope, le naturaliste développe de nouvelles formes de perception – il détecte les éléphants à leurs infrasons et repère le terrier de la mygale au milieu des feuilles mortes – et un savoir qui vient corroborer ou compléter celui des traditions locales. Et s’il est un voyage crucial, c’est bien celui-ci : le chercheur est confronté à l’urgence de l’inventaire face à la dégradation effrénée des écosystèmes. Qu’il voyage uniquement pour son plaisir ou aussi pour la science, il s’inscrit ainsi dans la grande communauté de ses confrères qui, tels les enfants qu’ils furent, restent capables de s’émerveiller devant les parades nuptiales d’une obscure famille d’insectes ou des grues de Sibérie, et vibrent à la vue des escargots luminescents de Malaisie ou des derniers tigres du Rajasthan.


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